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La saison 1990 s’annonçait torride pour David Escudé …

Publié le par Guy DAGOT - SudGironde-Cyclisme

La saison 1990 s’annonçait torride pour David Escudé … Publié le 1 février 2021 dans Divers David Escudé, trés bon coursier, puis DS du GSC Blagnac …

 

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Christian Thimonnier, une vie liée au cyclo-cross...

Publié le par Kevin Cao - Le Populaire

Au siège de l’UC Condat, Christian gère tout le matériel et les vélos

Après avoir mis en avant les meilleurs routiers régionaux cet été, place désormais à une série concacrée aux spécialistes des sous-bois. Christian Thimonnier, 72 ans, l’inaugure, lui qui a fait face à une solide concurrence en cyclo-cross face aux Peter, Cardinal, Ditlecadet, Princeau, etc.

 

Christian Thimonnier, une vie liée au cyclo-cross...
Christian Thimonnier, une vie liée au cyclo-cross...Christian Thimonnier, une vie liée au cyclo-cross...
Christian Thimonnier, une vie liée au cyclo-cross...Christian Thimonnier, une vie liée au cyclo-cross...

Et sur route ? Avec l’équipe de France au Tour d’Algérie !

Christian Thimonnier était un routier plutôt doué : après avoir disputé sa première course en juillet 1966, il accéda à la première catégorie un an et un mois plus tard avec près d’une dizaine de succès à son actif dont le Prix Roger-Auclair (contre-la-montre au Maupuy). Auteur de jolis numéros - « je gagnais souvent en solitaire » –, son meilleur souvenir demeure sa participation au Tour d’Algérie avec l’équipe de France amateurs en 1971 où il se retrouva échappé en compagnie notamment de Freddy Maertens, futur vainqueur du Tour d’Espagne et double champion du monde, et Ryszard Szurkowski, futur champion du monde amateurs.

Sa plus grande déception ? « Le Prix de Sardent en Creuse, répond-il. Je pensais qu’il était qualificatif pour le Tour de l’Avenir. Les meilleurs Français étaient là. Je fais 120 bornes devant, je finis deuxième et à l’arrivée Claude Louis, le CTR, me dit : “Ne rêve pas, ils ont déjà fait la sélection avant la course”. J’étais terriblement déçu, j’avais tout misé là-dessus ». Après douze ans en première catégorie – « la dernière année, en 1979, j’ai collectionné 22 places de deuxième » –, il totalise une quarantaine de bouquets sur route.

Kevin Cao

Publié dans Kevin Cao, Le Populaire, Rétro

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Que Sont-Ils Devenus ? ROLAND HIRET....

Publié le par Patrick Dorckel - Yves Hiret

Que sont-ils devenus ? ROLAND HIRET

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Roland Hiret sous les couleurs de l'Union Cycliste Montferrandaise

 

Veloracingnews : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

 

Je suis né le17 décembre 1951 à Clermont Fd. Mon père qui avait couru, nous emmenait les week-ends, mon frère et moi, voir les courses régionales. C'est de là qu'est parti ma passion pour ce sport. Mon frère, Yves était doué mais à la puberté il a eu des crises d'épilepsie ce qui l'a empêché de faire de la compétition. Quant à moi il y avait un coureur que j'adorais voir courir : Georges Extrat, un très bon champion régional et aussi Noël Geneste. Je peux dire que j'ai eu deux idoles dans ma vie de cycliste : Georges Extrat et Eddy Merckx. Alors à neuf ans j'ai commencé à fréquenter l'école de vélo de l'Union Cycliste Montferrandaise.

 

Veloracingnews : Les bons résultats ont-ils été immédiats ?

 

En minimes j'ai remporté 4 victoires, en cadets 12. A l'éliminatoire régional du 1er Pas Dunlop, à St Eloy-les-Mines, j'étais échappé avec Jean Chassang, André Champion et Blanc (AS des Graves). Quand Champion a démarré j'ai pensé que Jean allait faire l'effort et je suis resté dans sa roue. Lorsque j'ai vu qu'il était cuit, j'ai réagi mais il était trop tard, je fais second. Au Championnat de France des débutants à Epernay, remporté par un certain Bernard Bourreau (Entraîneur de l'équipe de France Espoirs), j'arrive pour la 4e place mais un photographe trop avancé m'oblige à stopper mon effort et je ne peux disputer le sprint que je termine 26e.

 

Veloracingnews : Et chez les seniors tu t'es vite adapté ?

 

Ma première saison 1968 je remporte 3 victoires et 6 places de second ; en 1969 18 victoires et 36 places dans les 5 premiers ! Aussi l'année suivante j'ai signé à l'Amicale Cycliste Clermontoise qui était le grand club régional des années 70 afin de faire des courses par étapes avec : Paul Ravel, Gérard Ondet, Charly Vallet, Giraud, André Champion...

 Hiret-Roland-Prix-du-Vernet-03-1er-mai-70.jpg

Roland Hiret remporte le Prix du Vernet (03) le 1er mai 1970

 

Veloracingnews : Est-ce que tu as continué à progresser ?

 

C'est là j'ai commencé à déraper. Mon père qui m'emmenait sur les courses chaque semaine et que les fréquents déplacements lassaient m'a proposé de passer mon permis de conduire afin que je puisse m'y rendre par mes propres moyens. Alors, dès que j'ai eu la voiture, j'allais courir et ensuite je sortais en boîte de nuit pour rentrer à 5h du matin. Aussitôt les résultats ont baissé. Les semaines où je m'entraînais un peu je gagnais des courses, dès que je faisais la fête c'était la catastrophe.

 

Veloracingnews : Tu t'es ressaisi ?

 

Non, les saisons 1971 et 1972 ont été désastreuses. J'ai couru au C.O.C. (Cycle Olympique Chamalièrois) et j'ai resigné à l' UCM. J'aimais les courses, l'ambiance, le public mais je ne supportais pas la vie que doit avoir un coureur : entraînement, diététique, se coucher tôt... Alors j'ai arrêté le cyclisme pendant 3 ans. J'ai tout vendu vélo compris...

J'avais fait la connaissance de Raphaël Géminiani lorsqu'il avait été suspendu un an comme Directeur Sportif pour avoir giflé un commissaire lors de la tentative de Record de l'Heure de Jacques Anquetil au Vigorelli de Milan. Et nous étions devenus amis. Il encadrait les coureurs de l'ACC.

Il possédait un restaurant avec sa boîte de nuit « l'Auto-club » à Clermont-Fd, j'étais un de ses meilleurs clients. Un matin à 4h à la sortie de la boîte il me dit : « si je te fournis un magnifique vélo tu reprends la compétition ? » Une fois ou deux en croisant des pelotons, l'odeur de l'huile camphrée, le bruit des roues, le soleil dans les rayons... m'avait travaillé mais je n 'avais pas répondu franchement oui. 

 

Veloracingnews : Tu as donc repris la compétition ?

 

Il était malin Raphaël. Quelques jours après je reçois par la poste un avis m'indiquant d'aller retirer un colis au Sernam. Et là je découvre un vrai bijou. Un vélo qui avait appartenu à Mogens Frey (Champion du Monde et Olympique de poursuite, vainqueur d'une étape du Tour de France). J'étais coincé. En novembre j'ai repris les footing pour en tomber un peu. J'avais énormément grossi car mon poids de forme était de 68 kg pour 1,76 m. Mais le whisky et la vie nocturne m'avait transformé physiquement ; j'avais le cul d'une vache ! J'ai sué sang et eau pour retrouver la condition et peu à peu le coup de pédales est revenu.

La première course de la saison je m'aligne au départ à Sayat avec les meilleurs régionaux. Remettre un dossard après 3 ans d'arrêt, je ne savais pas où j'en étais. J'attaque au départ je fais la course seul en tête que je remporte avec 1mn45 d'avance. Je fais ma 2ème course à Brion du côté de Châteauroux avec un gros plateau (les frères Meunier...) je suis repris à 800m de l'arrivée et termine 6e (victoire de Jacky Hélion). Raphaël Géminiani me disait : « t'aurais pu être un champion mais il aurait fallu te crever un œil. »

 

Veloracingnews : Comment s'est passé la suite de ta carrière ?

 

De la même manière. Au bout de quelques mois j'ai recommencé à mener la vie nocturne incompatible avec le métier de coureur. Le cyclisme ne tolère pas les plaisantins.

J'ai pourtant disputé de belles épreuves : le Tour de Saône-et-Loire, le Nivernais-Morvan, le Tour du Limousin, la Route de France. D'ailleurs j'ai une anecdote à raconter au sujet de cette course. Nous avions monté le col de Saint Thomas et j'étais dans un petit groupe d'attardés. Un spectateur nous voit passer et nous montre par là... En fait nous avons pris un raccourci et nous nous sommes retrouvés en tête de course avec 5mn d'avance sur les premiers. Nous avons franchi la ligne d'arrivée avec un joli sprint pour le public et bien entendu nous avons tous été exclu de la course...

 

Veloracingnews : Quelle a été ta reconversion ?

 

Lorsque j'ai arrêté j'ai travaillé chez Michelin mais l'usine, enfermé toute la journée entre quatre murs, ne correspondait pas à mon tempérament. Je n'avais que peu d'instruction car j'avais tout misé sur le vélo et c'était une erreur, il vaut mieux toujours se garder une porte de sortie. Je me suis reconverti comme commercial et au bout de quelques années j'ai réussi à monter mon entreprise. Je vendais des produits d'entretien pour les restaurants, hôtels et collectivités.

 

Veloracingnews : Tu as gardé des contacts avec le cyclisme ?

 

Raphaël Géminiani que j'accompagnais ou conduisais lors de ses déplacements m'a fait rencontrer tous les grands champions : Merckx, Ocana, Poulidor, Gimondi, Motta... Un jour je me trouvais au bar de l'hôtel un gars s'est approché de moi et on a commencé à discuter. Il m'a demandé si j'avais couru. Il vaut mieux être prudent, écouter dans ce ce milieu d'anciens champions. Si toi tu dis que t'as gagné à Aubière...

    - j'ai fait du vélo en amateur en Auvergne, et toi t'en a fais un peu ?

    - oui pendant 17 ans

    - t'as été pro ?

    - Oui

    - c'est comment ton nom ?

Claudy Criquielion ! (Champion du Monde 84, Tour des Flandres 87, Flèche Wallonne 85, 89...)

En jean et en chemise je ne l'avais pas reconnu !!!

 

Veloracingnews : Et aujourd'hui ?

 

Je ne manque aucune course à la télé mais je n'arrive pas à aller voir une épreuve régionale ou très rarement, ça me tord les boyaux. Sur les courses je retrouve toujours une connaissance qui en remet une couche : « si t'avais voulu avec la classe que t'avais... » Le cyclisme n'est pas seulement une affaire de classe il faut s'entraîner dur pour réussir, mener une vie sérieuse et régulière pour devenir un grand sportif. (Roland Hiret a remporté 84 victoires dont un Prix de Pouilly-sur-Loire en 1968 dans la Nièvre avec 180 coureurs au départ, un de ses meilleurs souvenirs, il n'avait pas 18 ans).

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    Sayat, Roland Hiret renoue avec le succès après 3 ans d'arrêt 

 

La réussite, Roland ne l'a pas connue sur les routes mais dans sa vie professionnelle. Aujourd'hui il a revendu son entreprise et il ne m'a pas dit non lorsque je lui ai proposé de venir au repas annuel, fin novembre, de l' « Amicale des Coureurs Auvergnats du Tour de France, Champions Régionaux, Supporters et Dirigeants » (Association présidée par Claude Séguy). Encore de précieux souvenirs à évoquer entre copains autour d'une bonne table.

 

Interview : Patrick Dorckel (As du Cyclisme sur Facebook)

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